psycho trucs

Samedi 11 juillet 2009
A force de lire des blogs de psy forcément, et bien que je ne l'aie pas vue depuis plus d'un an, je voulais dire que certains psys sont des gens formidables.
En plus, elle est belle, ce qui en gâche rien.
Elle m'a dit que ma fille est merveilleuse, comment ne pas l'aimer?
Elle le pensait, je l'ai vu dans ses yeux, dans ses gestes.
Je les ai entendues rires aux éclats toutes les deux pendant que je les attendais, j'aurais tellement voulu être une petite souris.
On est reparties avec un mouton qui a joli manteau doublé, et plein de livres qui font du bien.
Elle m'a dit que mon homme est un mec formidable, et que j'avais du talent, comment ne pas l'aimer, encore une fois.
Elle a botté le cul de mari de copine, qui ne méritait que ça, pour ses filles.
Elle a permis que le procès se fasse.
Et dans ma famille, elle a permis que Ninette sourie de nouveau, et ne pleure plus si fort.

Vous nous manquez, et c'est pourquoi les cartes de Noël, parce que vous avez fait bien plus que traverser nos vies, vous les avez imprimées, et plus que tout, nous savons que vous êtes là, si la vie est trop difficile à comprendre...


Merci, merci, merci, à vous qui ne lirez pas cet article..que la vie vous soit douce...
Par lechalote
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Lundi 29 juin 2009
Voilà : J'ai 36 ans et je suis l'arrière arrière arière petite fille d'un évêque.

Vous avez rien voulu dire pendant des années?

C'est sur la place publique! GNAP!

Et regarde mamie : il s'est rien passé!

Sauf que j'avais envisagé d'être fille de rom, mais d'évêque, pas vraiment.
Groumpf.
Je comprends mieux pourquoi je les déteste maintenant.

Bon, y'a deux trois autres trucs, mais pour le coup, on se passera de public.
Par lechalote
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Dimanche 29 mars 2009
C'était un bête moment en voiture, hier.

Je conduisais, et je me suis rendu compte que c'était un souffle que j'avais à l'intérieur. Qui aurait balancé une plume. Un souffle d'air, léger, joyeux, tranquille.

J'ai regardé cette drôle d'émotion avec un sourire heureux.

C'est la première fois que je ressentais cette brise dans ma tête.

Ce que j'ai ressenti pendant 35 ans, quand je croyais ne penser à rien, c'est soit une euphorie totale, soit du vide. Du vide qui happe, qui t'envoie au fond, dans le tourbillon de pensées qui font mal, qui te traîne par les pieds vers le noir. Et ça fait tellement longtemps que ça dure que tu trouves ça normal, toutes ses saloperies qui envahissent ta tête dès que tu as le dos tourné.

Stop. Le noir reste à la porte.Je l'ai décidé. Tout ce passé à croire que j'étais le regard des autres, ou le moindre de mes moindres faux pas, comme cela me semble dérisoire aujourd'hui. Attention, il y aura des rechutes, mais c'est bien la première fois que cela m'apparaît si clairement.

Quelle erreur que de croire qu'on peut "faire plaisir aux autres", vouloir être ce qu'ils attendent. Quel gouffre! Chaque personne, avec ses attentes infinies et contradictoires, sa vision du monde, et tenter de s'y conformer, quelle errance inutile !
Laisser de côté ses dizaines frustrations quotidiennes car les choses ne sont pas telles qu'on voudrait qu'elles soient.
Je ne changerai pas le monde, je changerai ma perception. Mieux vaut tard que jamais. 35 ans à se taper la tête contre un mur en béton avec des pourquois. Pourquoi il m'a fait ça à moi, pourquoi les bouchons, les files d'attente, trouver une place de parking, les travaux à côté de chez moi, le voisin qui coupe l'eau, les colères des collègues et les sous entendus, les vacances gâchées, les bouderies, pourquoi m'avoir laissée tomber, m'avoir trahie...

On s'en fout.

Il a fallu des millions de pourquoi pour que j'en arrive à cette seule satisfaisante conclusion : mais dis donc, en fait, qu'est-ce qu'on s'en fout. C'est fait. Ayé. Cest le passé. Fin de la discussion.Page tournée, on regarde devant, et on est content de ce qu'on a appris. On ne se le ressert pas à toutes les sauces. Les autres ont des attentes? Grand bien leur fasse, ce n'est pas mon problème, mais le leur.
Ca va bien faire marrer ceux qui ont passé leur temps à me le dire. Sauf que ceux là étaient parfois aussi les premiers à exiger que je me conforme à leurs attentes. Fais pas si, fais pas ça trapadipalala. Game over.

J'ai changé hier, et le monde avec.

Ca ne tient qu'à moi, c'est dingue, non?
Non, c'est merveilleux.

Je sais que je vais devoir veiller chaque jour à laisser le noir dehors, le virer à coups de pompes dans les fesses, lui expliquer que je ne l'ai pas invité.
Oui, il va falloir que je fasse très attention, il se sent tellement chez lui dans ma tête, ce négativisme, je vais devoir sacrément renforcer le plan vigipirate. Passeport valide siouplaît, objet du séjour, vous avez une adresse sur place, un carton d'invitation? Retirez la ceinture, et les bottes, pas de liquide sur vous?

Je ne regrette aucune question, elles n'ont pas été inutiles. Et il y en aura plein d'autres, c'est sûr, mais moins souvent j'espère. J'apprends à dire merci, pas à tout le monde, je n'ai pas cette indulgence là et je sais que je ne l'aurai peut-être jamais, le mépris et l'orgueil sont en effet mes écueils, tu avais raison, mais parfois, un merci qui fait réchauffe, à la personne, certes choisie, au rayon de soleil, à la vie.
Toutes ces question m'obligent à tenter de comprendre les autres, à me comprendre moi finalement, et ce matin, c'est une porte qui s'est ouverte un peu plus. Les autres ne sont que ce que j'en fais. Le monde est ce que j'en fais, ce que je choisi d'en ressentir.
 
Pourvu kça dure...
Par lechalote
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Vendredi 27 février 2009
Qui m'a fait le plus beau cadeau du monde : la capacité de re-naître.

Pour ton incroyable force de vie, la tienne, et celle que tu donnes aux autres.

Ma mère.

Comme je t'aime.

Pense à prendre soin de toi maman. Pense à bercer qui tu sais de temps en temps.

PS : sinon, c'est rigolo le Rugby. Des gros costauds qui courent, et après, ils font un gros tas. Marrant comme sport.
Par lechalote
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Samedi 24 janvier 2009
Je rebondis sur l'article de blog de psy sur les martinets.

Quand mon père me parle de son enfance, il a toujours cette lueur joyeuse dans les yeux en évoquant les bagarres avec les copains dont il se rapelle tous les noms, leur admiration devant les DS garées dans dans la rue, les crêpes de sa mère, les animaux autour de la petite maison ouvrière, ceux qu'ils rammenaient jusqu'au chien qui a subi tous les tourments de ces gamins turbulents, la cuiller plantée dans les lentilles, le salaire de grand père dillapidé au 15 du mois dans les magasines de vente par correspondance, et le martinet, dont il me parle presque gaiment, en m'expliquant que ses frère et lui arrachaient les lanières jusqu'à ce qu'il ne reste plus que le manche, ce qui ne gênait pas ma grand mère pour les menacer quand même.

Je les imagine se sauvant en cavalcade comme une nuée de moineaux, et ma grand mère, poings plantés dans les hanches, vitupérant sur le seuil en brandissant le martinet déplumé, empêchée par son poids de leur courir après.

Quand j'étais enfant, et il n'a pas changé, je l'entends avec mes puces, il me disait toujours "profite de ton enfance, c'est la meilleure partie de ta vie", ce qui avait le don de me laisser perplexe. Je n'avais qu'une envie : grandir, faire mes choix sans en référer à qui que ce soit, être autonome.

Pourquoi est-ce que l'enfance, qui me semblait à moi, un looooong tunnel d'ennui, était si merveilleuse?

Jusqu'à ces vacances où nous sommes partis ensemble avec les enfants, et où il m'a parlé de cet apprentissage à 14 ans.

Ce n'est pas tant ce qu'il a raconté, que je savais déjà, que l'émotion que j'ai ressenti ce jour là, où j'ai compris que son enfance et sa liberté s'étaient arrêtés net le jour où on l'a placé dans cet atelier gelé l'hiver, bouillant l'été, où on ne lui confiait que des tâches subalternes, 12 heures par jour. Lui qui n'a jamais avoué de fatigue, m'a parlé de l'épuisement, de la difficulé de ces conditions, du foid qui le paralysait, de l'humilitation à passer le balai sans rien apprendre, du salaire qu'il devait donner à la maison. J'ai compris que ce jour là, il s'était senti abandonné par ses parents. Trop tôt, à 14 ans, on est encore qu'un enfant.

Il s'est rebellé, et a exigé que pour son travail, on lui apprenne réellement un métier, menaçant de tout quitter à l'instant.C'était risqué. Sans apprentissage, pas de diplôme, pas de travail. Et son patron a cédé, et lui a appris son métier, après un an de tâches dont personne d'autre ne voulait. Chapeau petit bonhomme.

Je ne sais pas comment s'est forgé cette conviction qu'il n'était pas rien, que personne ne pouvait le traiter comme un esclave, toujours est-il qu'ensuite, il a fait environ 32 sociétés, et ne suportant aucun patron, s'est "mis à son compte", et a bossé d'arrache pied 12 heures par jour les 40 années suivantes, seul, sans autre ambition que de gagner sa vie et qu'on lui foute la paix, et avec succès. Est restée pourtant cette angoisse permanente, sous jacente, de perdre son travail, "qu'il arrive quelque chose" on ne sait pas de quoi demain sera fait, alors même qu'il savait que quoiqu'il advienne, il a de l'or dans les mains pour faire tout ce qu'il veut.

Bref, ce martinet, c'est un peu mon symbole de l'enfance de mon père, celle des gamins libres de courir dans les rues sans se faire écraser, de jouer sans surveillance où bon leur semblait, lui qui n'a eu de cesse de me couvrir des conseils assomants pour me mettre en garde contre les dangers en tous genres qui me guettaient à chaque coin de rue ou de la maison, encore aujourd'hui, quand je dois lui rappeler que j'ai 35 ans...tout de même :-) 
Par lechalote
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Dimanche 21 décembre 2008
Je suis seule quelques heures à la maison, les filles sont en route  vers leurs grands parents.
Devant un film, je fond en larme, vraiment.
Puis je regarde les photos des puces sur le mur, le sapin qui clignote, les poutres et la table en bois.
C'est la vie dont je rêvais.
Si j'avais vu tout ça il y a 15 ans, j'aurais absolument rien changé à ce qui a suivi.
 
Alors, bon sang, où est-ce que c'est cassé?
Par lechalote
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Dimanche 23 novembre 2008

Je suis revenue hier avec six ou sept bouquins psycho trucs, et j'entame le premier "vaincre l'agressivité passive".

 

Américain, on ne peut pas le louper, (comment être un bon salarié, comment vivre plus longtemps).

Ce qui m'étonne, c'est que j'ai lu des tonnes de livres sur la communication non violente avant d'ouvrir un bouquin sur la colère.

Ce qui m'étonne, c'est de vivre avec quelqu'un qui ne se met jamais en colère.

Jamais.

Absolument

...

Jamais.

 

J'ai trouvé l'homme parfait?

...

Ou...

 

Bon, il n'a vraiment pas envie d'en parler, alors je vais me pencher sur mon cas, ce sera toujours ça de pris.

Par lechalote
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Samedi 22 novembre 2008

Bien sûr, il y a ceux qui vous pompent votre énergie en quinze secondes, énervés, en colère, ironiques, plein de remarques gratuites qui ne demandent qu'à être déversées sans se demander l'effet qu'elles produiront; ceux qui pestent, ronchonnent, ont des gestes rageurs, bref, vous épuisent par leur seule présence.

 

Et il y a ceux qui vous font du bien, qu'il ne faudrait pas oublier.

Pourquoi ce qui est désagréable marque toujours dix fois plus que ce qui est agréable?

 

Ce type que je croise parfois en bas, à la pause clope par exemple.

Je cherche...qu'est-ce qu'il a de différent?

Il est juste calme, gentil...présent. Voilà, il est présent, et bienveillant. Un mec bien quoi.

 

Précision: aucune attraction sexuelle là dedans, simplement, quand je discute avec lui, tout s'apaise et j'ai envie de sourire. Je suis toujours contente de le voir.

L' écueil dans lequel ne pas tomber : déverser sur lui tout ce qui m'arrive.

A chaque fois que je le vois, je me dis que je voudrais être un peu plus comme ça.

D'ailleurs, hier, je le lui ai dit.

 

Je ne sais pas pourquoi, ça me fait penser à ce reportage sur Kersozon et Tabarly hier. Kersozon en colère, et Tabarly si calme.

Kersozon qui se défendait d'être un rebelle. Je l'entends encore "Moi, je fous pas le bordel, jamais, quand on me gonfle, je me ferme, c'est tout,  je ne voulais pas leur parler, ni qu'ils me parlent, ces cons là". "J'aime la mer car c'est la dernière zone de liberté, qu'on me foute la paix".

 

Bin, force est de reconnaître que je me sens parfois très Kersozon, et que je donnerais cher pour être Tabarly (ceci dit, il était pas un peu chiant, dans le fond, Tabarly ?)

 

La fameuse paix, qu'on désire, on la porte en soi, elle ne dépend pas des autres. Quand les autres vous envahissent, c'est qu'on les laisse faire. C'est notre perception des choses et rien d'autre qui change le monde dans lequel on vit. C'est nous qui leur ouvrons la porte (je sais, je me répète d'un post à l'autre, mais c'est la méthode Coué, pour que ça s'imprime bien dans mon crâne).

 

Comment faire pour ne prendre des autres que le meilleur, et ne leur donner que le meilleur? Qu'est-ce qu'on peut bien faire de nos agacements, comment les neutraliser? C'est une question de caractère ou d'acquis? Est-ce qu'on naît plus ou moins éponge ou faut-il se débarrasser de la sensation d'avoir été bouffé ?

 

Va falloir que je retourne voir ma psy pour tirer ça au clair. Ou me tourner vers le bouddhisme Planeth?  Et apprendre l'auto hypnose, qu'on aurait dû faire si je ne parlais pas tout le temps, pour me recentrer, et retrouver comme elle dit "ce bonheur d'être soi" que j'avais oublié.

 

Allez, je vais retrouver le bonheur d'être moi dans le chlore de la piscine municipale, ce sera déjà un début :-)

Par lechalote
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Mercredi 5 novembre 2008
Ce qui pourrait être uné réflexion globale sur la légitimité de juger, et l'intérêt de brider son instinct , en considérant une fois pour toutes que la vie des autres, bin, c'est la vie des autres, et qu'on se porterait tous bien mieux si on s'occupait de nos propres besoins au lieu de vouloir analyser ceux de son voisin, et, incapables d'y répondre, forcément, qui ne s'entend pas ne peut prétendre entendre son voisin, incapables d'y répondre disais-je donc, de leur en vouloir finalement, de ne pouvoir les aider, ces cons là avec leurs petits problèmes. Ouh là, chui en forme ce matin.

Bref, il faudrait pas juger son voisin, sauf qu'il y a des interactions, surtout dans le même bureau.

Je sais pas si ça tient au prénom, mais les deux plus grandes casses couilles que j'ai rencontrées cette dernière année avaient le même, de prénom. Malheureusement, ce n'est pas le seul point commun.

L'autre, c'est  la franchise.
Damned, comme si le bon critère pour vivre en paix avec son voisin, c'était de lui dire ce qu'on ne supporte pas chez lui. Comme si son jugement propre était le critère d'harmonie. Pour soi oui, mais il se trouve qu'on est tous uniques dans nos demandes. Donc si on se met tous à demander à l'autre de correspondre à ses besoins, on est pas rendus.

Le dernier point commun notable: une grande générosité affichée. Qui malheureusement, se traduit par un besoin d'être indispensable, et une immense frustration si on leur fait comprendre que bin, non, c'et gentil, mais on se débrouille très bien tout seul.

Et elles alors, que vont elles faire, si elles ne peuvent pas prodiguer leurs généreux conseils, et si on ne les écoute pas? Comment vont elles être utiles, puisque rendre les autres dépendants est leur seule façon d'exister?

C'est à mes yeux un des pires défauts qui soit. Il m'inspire de l'indulgence, car j'y vois beaucoup de désarroi et de souffrance, mais bon sang, qu'est-ce que c'est CHIANT!!!!

Les filles, occupez vous de vous, occupez vous de votre bonheur et laissez les autres construire le leur sans vous. Bref, foutez nous la paix.

En tous cas, foutez moi la paix.

S'il vous plaît....

....

Bon, OK, après, je viendrai pas me plaindre que j'ai pas d'ami :-)

Par lechalote
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Jeudi 30 octobre 2008
C'est qui ces autres personnaltés alors...

C'est celle qui s'est fait virer et qui a peur de tout au boulot, donc quand le chef l'invite à déjeuner, elle répond "pourquoi tu veux qu'on se voie?", carrément sur la défensive, et face à un type intelligent et décontenancé, forcément, s'entend répondre "heu mais va manger à la cantine si tu préfères !!!".

C'est celle qui a eu des super promos et qui fait sa wonder girl, très à l'aise dans les dîners en ville, mais si je n'ai rien à dire, je me retrouve ado complexée, la seule à aimer Madonna, et que sa meilleure "amie" a sommé de n'en parler à personne. Elle a une réputation, elle.

Quand l'ambiance vire au jus de boudin, je redeviens celle qui a servi de bouc émissaire dans la cour d'école, celle là, c'est la pire, elle peut vraiment m'emmener en cycle, à la démission, à la dépression.

Globalement, quand un ambiance se tend, je perds mes moyens, je redeviens éponge, à l'écoute de tous les mouvements, incapable de me recentrer et de m'extraire de l'environnement. C'est généralement là que je reprends le sport, le chant et le piano, tout en même temps.

C'est celle qui peut emmener une équipe où elle veut, mais la petite fille du dessus l'oublie tout le temps, son mari passe lui, beaucoup de temps à lui rappeler,

C'est celle qui transie d'amour, s'est entendu dire "j'ai baisé mieux que ça", qui est incapable de croire un homme qui lui dit "je t'aime", voire, le descend directement au niveau du vague crétin lobotomisé.

C'est celle qui a passé une nuit mémorable et joyeuse avec celui qu'elle aimait depuis un an en secret, et qui ne croit plus qu'aux instants.
C'est aussi celle quia vécu une très jolie histoire d'amour à 14 ans, à se retrouver en douce dans des parcs comme dans la chanson de Brassens, qui a appris à boire, et à fumer à ce moment là, avec un gentil rêveur aux grands yeux bleus, avec des tâches de rousseur sur un tout petit nez .

C'est celle qui a perdu toutes ses copines le jour où elle a eu son bac, et s'est retrouvée absolument seule dans son studio en prépa.

C'est celle qui a des amis fidèles dont un depuis dix ans maintenant (même s'ils sont super loin, les nains), et l'ado mal dans sa peau a tendance à les oublier ceux là. Parce que certaines connaissances récentes qui avaient vu grandir ma pitchoune ont préféré "entretenir d'autres connaissances", dans le texte.

C'est celle qui n'a pas eu de frère ni de soeur, et ne comprend rien aux conflits en général, sauf que c'est sûrement de sa faute.

C'est celle qui a perdu sa collègue dans un accident de voiture, et croit encore parfois lui avoir usurpé son poste. Et du coup, bosse comme un âne pour mériter son salaire.

C'est celle qui s'est entendu dire "qu'est-ce que vous êtes froide" et "vous avez un mauvais contact", mais aussi "qu'est ce que vous êtes généreuse" et "mademoiselle, pour faire ce métier, il faut un minimum de charme", et "Tu sais pour avoir du boulot, il faut être mince", et "si t'es pas jolie, sois gentille", et "qu'est ce que tu es belle aujourd'hui" (oui, c'est ça, pauvre type), et "tu vois, la concurente, elle met des jupes, elle".
Et "vous n'aurez jamais votre bac, je ne peux même pas vous faire redoubler la première", "Si vous avez intégré cette école de commerce, c'est bien grâce à mes cours", "vous êtes aussi laxiste que votre écriture" (mon dieu, on m'emmerde encore avec mon écriture aujourd'hui), "vous ne faites confiance à personne ", "Ton problème, c'est que tu fais trop confiance aux gens",
 "Vous n'évoluerez jamais avec cette attitude", "Vous avez un parcours génial!" et, plus récemment, devinez qui :"oui, mais toi, tu passes ton temps à changer de boulot".

Et  surtout "Mais madame, je vous assure, regardez, votre fille va très bien, son poids est normal, 3,2 kg, elle est superbe, elle a juste fait une fausse route, vous n'y êtes pour rien, ce n'est pas à cause de la cigarette".

Merci l'infirmière. Même si t'es pas douée en couture.

Et cette gamine là, qui va bien donc, que je n'ai pas âbimée encore, elle a une qualité géniale :  les autres, elle les laisse en dehors de son univers, particulièrement quand ils ont décidé de lui faire subir leurs états d'âme. Puce, du haut de tes trois ans, je te jure, je prends des cours.

Par lechalote
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Citation

Successivement deuxième classe? C'est bien ce que je pensais : "Inapte à l'obéissance et aucun goût pour le commandement".
(Daniel Pennac, Chagrin d'école)

Présentation

Si on résume...

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