Nos amis les hommes

Samedi 14 novembre 2009
Y'a pas, ce type là me fait complètement craquer, mais alors complètement...

Par lechalote
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Samedi 10 octobre 2009
Rien de grave, tout va bien, c'est juste que tout est un tout petit peu plus lourd.
Avec un homme à la maison qui n'a pas de boulot depuis 6 mois, et qui n'était pas bien dans son boulot depuis un bon six mois, tout est un petit peu plus lourd.
Je ne dors plus, trop fatiguée.
Je finis par trouver le sommeil à pas d'heure et dans une autre chambre, et je me ne réveille pas le matin, sauf le week end, va savoir pourquoi, alors là, je suis comme une pile à 8 heures.
Bref, je suis carrément sur les nerfs.
Il faudrait que je me couche  9 heures tous les soirs pour récupérer.

Hier, j'ai juste oublié d'aller au cheval.
Comment ça a pu se passer? J'étais rentrée à l'heure, je m'en faisais une joie.

Pourtant, mes horaires ne sont pas plus lourds, au contraire.
Je me déplace moins en province, je n'ai pas pris de train à 7 heures du matin depuis trois mois.
Je n'ai plus à m'occuper d'habiller les filles le matin ni de courir après le temps pour aller les chercher le soir.
Alors, bordel, qu'est-ce qui se passe?

Un voile a été jeté sur notre vie, qui ralentit tout, qui freine les décisions, qui reporte les projets et les envies.
Qui génère des incompréhensions aussi.
Je pars en Espagne pour le boulot la semaine prochaine, et je réserve le samedi sur place.
Je lui demande de me rejoindre, mes parents garderont les enfants.
Hier, son billet n'était pas pris.
Je sais que si je pars sans lui, je ne profiterai pas de cette journée seule, et que je risque de rentrer le vendredi. Et que je regretterai ce moment de plaisir pas pris.
Je prends son billet, mais j'aurais tant voulu qu'il le fasse.
Lui a aimé que je m'en occupe. Que j'aie envie de lui faire plaisir.

Mais j'avais besoin d'un peu de romantisme, j'avais besoin qu'il s'occupe de ce moment pour nous deux lui aussi.

Je ne veux plus jamais prendre un billet d'avion pour un homme, ni payer au restaurant sauf avec les enfants, ni même le progarmmer d'ailleurs, pas lus que le théâtre, ni devoir prendre un taxi pour le rejoindre, ni aller me chercher mon cadeau d'anniversaire toute seule.

Non, décidément, ça gâche tout. Féminisme ou pas.
En tous cas, il semblerait qu'en ce moment, chacun reproche à l'autre de n'être pas assez là pour lui.
Charité bien ordonnée commenant par soi-même, et dans la mesure où je ne suis pas capable de donner plus pour l'instant,  je vais me programmer 1/ La piscine, 2 / le coiffeur.
Ou l'inverse, on s'en fout.
Ah bah non.
1/ Repassage.
Et si je trouve le temps...
Et ça commence maintenant. :-(
Par lechalote
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Mercredi 24 juin 2009
J'en avais tellement envie de ma bière en terrasse...
Alors je t'ai appelé, même après un an sans nouvelle, et tu as dit OK, comme toujours.
Sauf que voilà, même l'amitié n'y est plus.
Et puis, j'ai eu froid sur cette terrasse.
C'est pas grave, mais je pensais que toi, ça serait bien pour les bières le soir, et puis non. Il y a un mur entre nous, qui est arrivé, je ne sais pas comment, mais qui m'a l'air bien solide.
La complicité aussi, ça s'entretient, faut avoir deux ou trois choses en commun j'imagine, et à bien y regarder, tu avais raison, on a comme un problème de génération.
En fait, ça va au delà de la gêne, je suis désolée, ça ressemble à du mépris, mais c'est à mettre en regard de ce qu'on a vécu. Mépris pour tes incertitudes qui te font stagner, tes rêves d'adolescent, l'énergie que tu mets à ne pas changer ce que tu pourrais, à transformer les situations à ton avantage, et à vivre des regrets de n'avoir pas eu ta grande révolution. Depuis le temps, tu devrais savoir quand même que les changements sont dans tes mains, pas dans celle des autres. Et c'est faute d'avoir rencontré des gens qui te tendent la main. Moi la première. Dix ans que je te connais, dix ans que tu tournes autour des mêmes rêves, des mêmes frustrations. Et le jour où tu touches du doigt le déclic qui te permettrait d'avoir ce que tu veux, tu l'évites pour mieux repartir dans ce que tu connais et qui ne te satisfais pas.
En fait, non, je n'ai plus envie d'entendre tes histoires, elles me fatiguent, elles m'ennuient, et plus grave pour une bière en terrasse, elles me rendent un peu triste.
Tu ressembles à un bouquin de Houellebecq, et dans ma bouche, ce n'est pas un compliment.
Quand je suis avec toi, j'ai l'impression d'être dans un tableau de Hoper, là où aucun personnage ne regarde l'autre.
Et oui, on dirait bien que je suis plus dure à 35 ans qu'à 25, moins indulgente, c'est certain...
Pourquoi c'est si compliqué à trouver, celui ou celle que je peux rejoindre après le boulot pour un pot au soleil?
Par lechalote
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Samedi 12 juillet 2008
Hier soir, j'ai voulu nous organiser une tite soirée en amoureux, RV donc près de Bastille pour aller voir une pièce écrite et jouée par un couple homosexuels, sur leur vie.

Timari est arrivé avec une heure d'avance, pendant que j'étais coincée dans ces satanés bouchons, suis arrivée pile à l'heure après avoir reprogrammé Tom (éviter le boulevard Barbes, éviter la rue suivante, éviter paris) et pris tous les couilloirs (je laisse la faute, finalement) de bus en priant pour que les flics parisiens soient partis en vacances, ou accueillir un chef d'état venu planter sa tente sur une pelouse du troca.

Bref, Timari, il s'est pas ennuyé à se faire mater pendant une heure devant le théâtre.
L'était tout bizarre quand je suis arrivée.
Bon la pièce était super bien.
Ouuuuuf.

Mais il s'est vengé. On a fait les soldes, et sa carte bleue était bloquée.
Bouhouhouh.
Par lechalote
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Samedi 5 juillet 2008
Evidemment, la puberté de leur fille les perturbe. Ceux qui parlent des femmes comme de putes sont en train de réaliser que c'est bientôt de leur fille qu'on va parler.
C'est hilarant à entendre.
Chef, me demande pas pourquoi je dis rien à table, j'écoute et je pense à mon blog.

Ce sont les mêmes qui s'insurgent quand tu expliques que ton seul rêve depuis cinq ans, que tu vas bientôt réaliser dès que tes enfants seront dans le train direction les grands parents c'est au choix :
-Une grasse matinée
-Une cure de sommeil.
Comment ça tu ne vas pas sauter sur ton homme avec des claquettes à pompon rose et déshabillé transparent, deux coupes de champagne à la main, en te térmoussant à la lueur des bougies parfumées?

Jt'explique mon grand.

La journée, tu maternes ton chef, tes clients, tes collègues. Le soir, tu rentres, tu donnes le bain, tu fais à manger, tu sors la machine, tu ranges le lave vaisselle, tu repasses la robe du lendemain, tu couches les enfants.

Alors,  vers 10 heures quand tu as raconté l'histoire, chanté la 35 ème chanson, fait le 43 ème câlin, rammené un verre d'eau, qu'ils sont retournés faire pipi, que tu as chassé le monstre planqué sous le lit, et que tu peux enfin poser ton cul dans la canapé, et là,  ton homme te lance un regard lourd de sous entendus, comment dire... comment dire...T'as parfois envie de lui rappeler qu'il a des mains, et toi, besoin de te recentrer 10 mn par jour. Seule.

C'est de l'égoïsme donc. C'est vrai qu'on est chiantes.
Et pas fun alors, pas fun du tout.
Quand je pense qu'il n'y a pas si longtemps, ces connasse n'avaient ni chéquier, ni droit de vote, et qu'on pouvait divorcer pour "manquement au devoir conjugal".
Tout fout le camp mon brave monsieur.
Par lechalote
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Mercredi 2 juillet 2008
Mes collègues sont chaleureux...
très
TRES
TRES TRES

Disons que quand j'ai émis l'hypothèse d'aller faire les soldes ce midi pour m'aérer la tête, je ne m'attendais pas à ce que mon chef et mon collègue m'accompagnent, et dans la foulée, me demandent de les aider à choisir leurs pompes.

Quinze jours avant de connaître nos pointures respectives, c'est un record battu, j'avoue.

Et au resto, mes mecs, à part parler de cul, ils savent faire quoi?....

Va falloir que j'aiguise sérieusement mon sens de la répartie, parce que je sens le méchant traquenard, j'ai l'impression parfois qu'au lieu de porter des tailleurs pantalons noirs et des chemises blanches, on m'a affublée sans que je m'en rende compte d'un string qui dépasse d'une mini taille basse et d'un t shirt porté largement au dessus du nombril, sur une paire de seins grand format et de jambes de trois mètres.

Mais non, je fais toujours mon mètre soixante pour le même poids épouvantablement énorme que vous ne connaîtrez pas, donc.

Bref, ça me gêne, un chouille.
Deux chouilles, même.
Je sais pas trop comment m'en sortir sans être cassante.
Par lechalote
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Mardi 4 mars 2008
Et de un de plus acquis à la dure condition des femmes :

Petit messaage de collègue :

"Hello, bin, je venais aux nouvelles, je rentre juste de congé partenité là,
...
Va falloir renommer ce truc là,
...
C'est TOUT SAUF un congé"

Collègue : Je t'aime.
On pouvait pas dire mieux.
Par lechalote
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Citation

Successivement deuxième classe? C'est bien ce que je pensais : "Inapte à l'obéissance et aucun goût pour le commandement".
(Daniel Pennac, Chagrin d'école)

Présentation

Si on résume...

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