On s'en fout mais ça me fait du bien

Dimanche 25 octobre 2009
Bien sûr, mon meilleur ennemi c'est moi.
Se fermer, se bloquer, ne pas parler de ce qui me perturbe vraiment, passer des heures à se détester
Comme c'est fatigant.
Je ne trouve de repos nulle part ni auprès de personne ces temps ci.
A cheval peut-être, concentrée sur le "bien faire", être présente, à l'écoute, avoir des gestes précis pour ne pas se retrouver par terre avec un canasson qui joue tout seul, faute d'avoir une cavalière sur le dos.
Mais pour le reste...Fuir est la seule chose qui me vienne en tête.
A quand la sérénité retrouvée?
Se faire aider?
Je n'ai pas envie de parler, j'ai envie de vivre.
Mais est-ce que je peux le faire sans avoir mis de mots sur ce qui ne tourne pas rond?
Par lechalote
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Vendredi 18 septembre 2009

Tu connais la chanson de Zoé Tout va bien?



Ecoute.
Bin c'est à peu près ça.
Tu veux que je te dise quoi?
Tout va bien, mes filles sont belles, le boulot ça va,  Timari est à la maison, du coup, je peux faire du cheval, bref, strictement aucune raison de se plaindre.

Qu'est-ce qu'on s'emmerde dis donc.

Hé bin, ouais, chui chiante. Oh ça va, hein.
Par lechalote
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Dimanche 9 août 2009
Profité des vacances des filles pour : refaire le salon, le bureau, la salle de bain et l'escalier de l'entrée.
Ai viré grande table qui sert à rien, gagné plein de place et de lumière.

Ai décapé sxxxxloxxpexxrie escalier pendant une semaine. Avec plein de machins gluants partout qui recollent sur le carrelage en tombant, focre jurons (à une heure du mat, marre de la glue qui pue) et des calles sous les mains mais :

Maintenant : boooooooooooo escalier.
Gris frappé (et pas vert merdeux qui se barre de partout).
Lisse.
Pieds devoir être propres sinon faire traces, mais booooooo.
Me suis levée à 8 heures pour l'admirer.
Papa a mis une magnifique grille en fer forgé comme il sait le faire.
Valeur appart avoir doublé à mes yeux.

Sérieux, j'ai pas eu le temps de lire, j'ai pas fait de grass mat, mais on est con-tents comme tout.

Ca commence à ressembler vraiment à ce que je voulais.

Le canapé va arriver bientôt, on va refaire le parquet, mettre double vasque dans la salle de bains, et si on agrandit les vélux et qu'on fait la terrasse (on va attendre que Timari rebosse pour ça quand même) : je reste ici pour toute ma vie.

Sérieux, chui contente, chui contente.

J'y retourne pour voir, hein, tellement c'est booooooooooooo.

Semaine prochaine : direction le sud.

OUF! Bientôt en vacances!!!

Par lechalote
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Dimanche 14 juin 2009

Hier, on a oublié la fête de l'école.Entre les répétitions de danse, la fête du centre aéré et le concert de piano, la fête de l'école est passée à l'as.
Oubli ou acte manqué?
L'idée finalement d'avoir échappé aux sourires obligés à Voisine et sa copine qui tient le stand m'a été plutôt délicieuse, d'autant que j'étais dans une après-midi introspective et calme.
Par contre, on a retrouvé à 16 heures l'invitation dans le cartable de Nine à l'anniversaire de Pestouille.
Elle ne nous en avait pas parlé.
Oubli ou acte manqué?
Je l'ai sermonnée sur le thème de "tu es assez grande maintenant pour nous dire si tu as des invitations, et nous les donner". Mais je peux comprendre que vu les relations catastrophiques qu'on entretient avec les voisins, elle ait pu ne pas oser nous en parler. Je m'en veux d'ailleurs d'être toujours aussi à cran sur le sujet.
Après discussion il s'est avéré qu'elle voulait y aller.

J'ai dû sortir brutalement de ma douce introspection et faire l'A/R en urgence à la FNAC après qu'on se soit assuré qu'elle pouvait y aller et s'être excusé d'avoir trouvé l'invitation si tard, et Timari lui s'est chargé des sourires en emmenant Nine à sa fête.

Enfin presque, car alors que je savourais béatement avec Minidoux, qui courait joyeusement dans sa robe bleue flottant dans la brise en poussant des petits cris d'extase, la quiétude du parc déserté par les parents rentrés donner le bain et préparer la purée de carottes bio, profitant pleinement de la douce tiédeur de cette magnifique fin de  journée d'été, en humant l'ennivrant parfum des roses éclatantes (et après avoir ramassé 15 bouteilles de soda vides et d'innombrables papiers gluants probablement abandonnés là par les mêmes jeunes crétins qui passent en pétaradant sous mes fenêtres à longueur de soirée, que je menace mentalement des pires turpitudes du fond de mon lit douillet : appel aux flics pour tapage nocturne, jets de vis pointues sur la chaussée, filet au milieu de la route, fusil à pompe, batte de base ball et j'en passe )...




... ils ont tous débarqué :-(




Damned, sourires crispés donc.


Toutes ses copines étaient là. Les anciennes, et plus "amusant", la nouvelle, celle qui n'est pas dans la classe de Pestouille.
Drôle de coïncidence. Enfin, j'dis ça...
Bref, on s'en fout. Mais c'est mon blog, ça me fait du bien d'écrire ce qui me saoule.
Quand Timari aura retrouvé du taff, passé la période d'essai et que l'immobilier aura repris du poil de la bête, on se tire d'ici.
Pour un jardin et des rosiers à nous, sans possibilité d'être envahi, loin de cette bêtise qui me navre tellement, chaque jour, même un tout petit peu, puisque c'est chaque jour que je l'ai sous le nez.

Par lechalote
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Mercredi 27 mai 2009

Ca bouillone et t'es coincée dans tes talons trop hauts. Envie d'une bonne cuite et tu dois préparer la prez de demain, mandatory, veryyyyy important. T'as des soupirs dans la tête, des envies de toujours et de jamais, et tu calcules la marge du projet pour la 32ème fois. T'es épuisée, et pourtant  t'as rien fait. Tu regardes les coqueliquots sur le bord de l'autoroute en allumant ta 20ème clope, en te demandant ce que ça ferait de se barrer à pied. Ah non, ça redémarre. T'irais bien sur une terrasse au soleil, mais tu rentres chez toi. Juste une bière mais bon, si je propose ça, ils vont me prendre pour une pauvre fille, et puis, faudait faire au moins 20 bornes pour trouver un endroit sympa, et puis, y'a une vie après le boulot. Bon, tu rentres, tu mets le lave vaisselle en route, tu fais en sorte que les filles se brossent les dents en moins de deux heures, et tu poses ton gros cxl devant une niaiserie que t'as déjà vue en plus.
Mpffffffffffffffffffff..................................


Bref, trop dure la vie :-) Désolée, très égôïste cet article.

Par lechalote
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Samedi 16 mai 2009

Oui, c'est une livraison publique, impudique, inutile, de ses petits états d'âme quotidiens. Je fais attention à ne rien mettre de moi sur internet, et ici, je trie aussi ce que je publie, et ayant le souci qu'on ne puisse pas faire le lien sur un moteur de recherche, pour des questions professionnelles. Pourtant, j'ai besoin de ce format public pour écrire, mieux, savoir qu'il y a quelques lecteurs m'incite à écrire. Il y a cette notion de lien. Les lecteurs qui viennent ici sont probablement ceux que j'aimerais rencontrer, avec lesquels j'aimerais aller boir une verre le soir pour discuter de tout et de rien.

Mes articles s'en ressentent, je n'aime pas beaucoup ce que je suis en ce moment. Je passe tout mon temps à bosser, les autres m'énervent le plus souvent, une trop grande partie de mon énergie passe dans ces agacements répétés. Un collègue qui ne comprend pas assez vite, celui à qui il faut tout répéter trois fois, les luttes, parce qu'il s'agit de ça, pour gagner des affaires...je n'arrive pas à faire la coupure entre mon travail et ce que je suis. Et si je tente une conversation différente, je me regarde de l'extérieur, me trouve saulante, pas à l'écoute de l'autre, jugeant ce que je dis sans intérêt, vide, brouillon, fatigant.

Le temps que j'ai gagné, en ayant une personne qui va chercher les puces après l'école, je le passe intégralement à bosser.

C'est n'importe quoi. Je me perds. Je rumine les coups pris sur la tête ces dernières années par ceux qui ont choisi de continuer sans nous, balançant notre amitié à la poubelle, merci, je n'ai plus besoin de toi.
Celui qui appelle, je vous laisse ma fille de 13H45 à 20 heures.
Mais oui, bien sûr qu'il n'y a pas de problème, pourquoi y en aurait-il un, chui conne moi aussi.

Ce n'est pas de la tristesse, c'est de la déception, qui grise tout.

Ttrouver du sens, c'est urgent. Un but, qui aurait un bout de jardin, quelques amis à inviter. Juste ça.On est samedi matin, je ne vais pas pleurer, alors que j'ai tout pour être heureuse, pauvre petite conne égoïste.

Par lechalote
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Dimanche 10 mai 2009

You asked once if I was happy. The answer came two years later : at least I am NOT unhappy. And this was exactly what I was looking for. Maybe not the right goal, but it was mine since ever. Made at 21, when unhappy meant : being alone, scared of being disapproved, being uncertain, unsure anything good and interesting would ever happen. See how hapiness seems to be THE goal to be achieved thoses days? Hapiness is made with moments. This moment made me happy. Lots of others did , and I know a lot others will also. So I guess I'm lucky.

Les gens qui ont vécu des choses difficiles sont plus forts. Mais curieusement, ils ont aussi tendance à aller vers ce qui est plus difficile. A quoi sert cette force acquise alors, si ce n'est à se donner la capacité de combattre toujours plus, et gagner les combats dans lesquels ils se sont précipités? (consciemment ou pas). J'ai l'impressions que ceux qui ont eu une vie plus douce se protègent mieux finalement.


Et rien à voir, mais après-midi à Thoiry, c'était chouette, mais pourquoi faut-il toujours qu'il y ait tant de monde partout (enfin, si je sais pourquoi, mais bref)? Les gens, des fois, j'en peux plus de vous. Rien de personnel. Sauf celui qui a papoté avec Minidoux dix minutes sur la locomotive en bois.

Par lechalote
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Samedi 25 avril 2009
Elle raconte rien d'intéressant. Trois jours à humer l'air marin, elle est rentrée avec deux coups de soleil ridicules en bas des mollets, un autre tout bizarre en bas du dos, gavée de gauffres, de coquillages, de vent, d'enfants pleins de sable, dont une qui est décidément très ronchon quand elle ne dort pas à heures fixes (mon dieu qu'elle est chiante, à tous ceux qui hésitent à faire des enfants : gardez en un qui a entre trois ans et trois ans et demie avant de vous décider, juste quand on croit qu'ils sont propres et qu'ils vont s'habiller tout seuls le matin, paf, une crise de pré adolescence, les boutons en moins, quoiqu'en l'occurence Minidoux est allergique au printemps semblerait : elle gonfle chouquette, c'est rien de le dire).

Qu'un autre ronchon qu'elle aime ferait bien de se décider vite fait à accepter d'être heureux s'il veut pas mon pied au cul.
Allez mon papou, souris, la vie, c'est pas que des radars et des impôts.

Et tu vois ma Ninette, y'en a du boulot pour les p'tit soleils...
Par lechalote
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Dimanche 19 avril 2009
Je suis arrivée exténuée en Normandie. J'en voulais à la terre entière, et particulièrement à mon mari, pour une sombre histoire d'ampoules, de courses, de balançoire, de grasse matinée et de ronflements.

Très particulièrement, je m'en voulais à moi pour un truc qui me ronge au boulot depuis quinze jours.

Maman m'a emmenée me promener. Au milieu des champs, elle m'a dit "tu peux crier". "Ah le con!!! Ah les cons!!!".

En rentrant, j'ai dormi deux heures.

Y'a pas , ça doit être sympa de m'avoir comme fille.

Merci M'man.
Par lechalote
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Samedi 18 avril 2009
Une fois n'est pas coutume, hier matin, un mail m'a fait éclater de rire.
J'ai deux homonymes dans mon carnet d'adresse. Une personne de ma boîte qui suit les livraisons de matériel, et le DG d'une banque que je n'ai jamais rencontré.
Comme la messagerie me propose systématiquement son adresse à lui, et que je ne vérifie pas toujours, ça fait trois fois que je demande à ce monsieur s'il peut m'aider à anticiper une livraison.

Voici la charmante réponse que j'ai reçue hier matin :

"Chère Lechalote,
 
J'ai beaucoup de plaisir à avoir de temps en temps de vos nouvelles...mais l'autre prénom machin le mérite surement aussi.... et dès qu'il aura votre mail, il aura surement à coeur d'anticiper la livraison.
 
Bien cordialement au plaisir et à bientôt

Prénom Machin
DG banque truc".

Hé bin, merci m'sieur, pour cette réponse pleine d'humour dans ce monde de brutes :-)

PS : de l'humour, j'en ai un peu manqué quand j'ai balancé les clés de voisine à la poubelle ce matin. Elle avait deux ans pour venir les chercher. Et je les ai prévenus que je les avais toujours J'ai passé le délai de conservation, non? Bon, Timari est fâché. Mais je vais quand même pas les ramener, binz. Et ça n'a rien à faire chez chez moi. Na.

Par lechalote
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Citation

Successivement deuxième classe? C'est bien ce que je pensais : "Inapte à l'obéissance et aucun goût pour le commandement".
(Daniel Pennac, Chagrin d'école)

Présentation

Si on résume...

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