Mon beau frère (le petit génie de l'informatique qui dit trois mots par an et qui est la fierté de sa moman et de son popa, à tel point qu'ils n'ont parlé que de lui
la première fois qu'ils ont rencontré mes parents, à l'hôpital, pour la naissance de Nine), a fait trois enfants à une hongroise égoïste caractérielle et envieuse, qui refusait de travailler (mais
qui a tenté d'embrasser son frère, mon mari à moi un jour dans la cuisine), d'apprendre le français, d'être aimable, de faire à manger, de débarrasser la table, de faire les courses et le
ménage, de nettoyer les fesses de ses gamins et de passer son permis de conduire (liste absolument non exhaustive).
Que croyez-vous qu'il arrivât?
La hongroise est rentrée en Hongrie avec enfants et accessoirement avec mari, et a demandé le divorce.
Selon toute probabilité, nous ne sommes pas près de revoir les enfants en France, ledit beau frère ne semblant pas s'arracher vraiment pour en avoir la garde (pas sûre d'ailleurs que ce serait une
bonne idée), ni pour organiser de gentilles visites. D'ailleurs, le billet d'avion a beau être à 78,33 € A/R, il s'obstine à faire deux jours de voiture pour venir.
Oui, c'est dur pour des grands parents.
Mais c'était prévisible.
Alors, voilà, j'ai eu droit aux yeux larmouillants de belle maman pour nous dire le regret des Noëls en famille, et du fait qu'on passe "en coup de vent".
Je traduis : il faudrait qu'on compense l'absence du fils prodigue en venant passer la semaine là bas.
(A noter : La dernière fois que j'ai eu les yeux larmouillés de belle maman, je m'en souviens très bien, j'allaitais sur le parking de Casto à 20 heures un mardi soir, et nous venions de lui dire
que pour le déménagement, Nine allait rester deux jours de plus chez mes parents finalement. C'est aussi la première fois que j'ai vu mon mari pleurer.)
Donc, pour Noël, je comprends bien mais :
1 / on bosse et on a pas des vacances illimitées et accessoirement,
2 / je suis un peu fille unique, et mes parents n'ont pas non plus d'autre enfant que moi pour compenser mon absence à Noël.
Alors, on fait quoi?
On fait dormir tout le monde sur le clic clac avec housse en plastiqe le 25 décembre?
Successivement deuxième classe? C'est bien ce que je pensais : "Inapte à l'obéissance et aucun goût pour le commandement". (Daniel Pennac, Chagrin
d'école)
:
Mère de famille hystérico-débordée, qui sait ce qu'elle veut mais surtout ce qu'elle ne veut pas,
Ce blog est un lien vers ceux que j'aime et qui sont loin, une voix de plus dans la cacophonie du net...et un endroit où vous êtes la bienvenue et (presque) chez vous :-)
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