Samedi 7 novembre 2009
Hier, mon chef m'a sommé de régler "mes problèmes de fille".
J'adore.
J'ai donc décroché mon téléphone et appelé miss "rien ne va, et c'est tout de ta faute".
Et j'ai expliqué posémment ce que ça m'avait coûté de lui faire gagner la plus belle affaire de l'année, et aussi que je ne suis pas son bouc émissaire préféré, une fois pour toutes. Que nous ne vivons pas dans un monde parfait, et que je n'en suis pas responsable. La couche d'ozone, par exemple, c'est pas que moi non plus.
Du coup, elle veut de nouveau qu'on déjeune ensemble.
Les gens sont bizarres quand même.
Déjeuner pour m'en remettre une couche en tête à tête, alors qu'elle ne fait tout simplement pas son boulot? 
Il n'en est pas question.
Ma psy me dirait que décidément, j'ai pas des réactions adaptées à l'agression, je ne réagis pas quand on me hurle dessus et je ferme ma porte pile au moment où l'autre ouvre la sienne.
C'est pas faux. Et je sais ce que côtelette veut dire.
Par lechalote - Publié dans : Martine au travail
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Mercredi 4 novembre 2009
Et son corollaire : ne te laisse pas dicter qui tu dois aimer.

- Nine, tu veux inviter qui à ton annversaire?

Un tas de nom, et pas celui de la copine avec laquelle elle passe ses journées depuis deux mois.
Perplexité.
Bin et ta copine?
Non, je veux pas l'inviter.
M'enfin pourquoi pas elle?
Réponse : les autres ne l'aiment pas.
Tu te rends compte si elle, elle ne t'invitait pas à son anniversaire, tu ressentirais quoi, tu ne serais pas triste ?
Larmes qui perlent.
Si.

Nom de nom, elle a pourtant un des plus gros coeurs que j'aie jamais vu ma gamine, prête à aider le premier moineau en détresse, mais nom de nom qu'elle est influençable.

Alors, haute et fière, son amitié indéfectible pour la petite cavalière. Et que personne ne doit lui dicter qui aimer on non. Menfin. J'en reviens pas.
Tout ça parce que cette môme est un peu différente des autres, un tout petit peu plus vivante, droite dans ses bottes et qu'elle préfère jouer que de regarder la télé en boucle, et c'est pas moi qui m'en plaindrai.

Je lui ai quand même conseillé de ne pas se mettre en position d'avoir honte d'elle même vis à vis des gens qu'elle aime.

C'est un sentiment très désagréable.
Par lechalote - Publié dans : les princesses, microbes et monstres craquants
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Dimanche 1 novembre 2009
Nan, j'ai pas rencontré l'homme de ma vie.

Ma tante a dit à ma mère  : "je sais que ton travail était très éprouvant, physiquement et moralement".

C'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi a veut dire beaucoup...

Mais ça fait vingt ans qu'on l'attendait celle là.

Binz, chui pas peu fière.
Par lechalote - Publié dans : famille, famille...
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Samedi 31 octobre 2009
Hier soir, une fille avec qui je bosse mais qui n'est pas dans la même société que moi a littéralement pété les plombs.

Jusqu'à présent, elle se retenait un peu, mais là, j'avoue c'était grandiose.

Pendant une demi heure, au cours de laquelle elle n'a pratiquement jamais repris son souffle, elle m'a accusé de tous les dysfonctionnements de sa boîte et de la mienne, m'a reproché le manque de reconnaissance de son travail dans sa boîte et par le client, les rapports que son chef à elle entretient à sa place avec le client, la structure même du projet, et m'a fait comprendre que chez mon concurrent, qui est bien mieux, ça ne se passe pas comme ça, et qu'elle ne fera  tout simplement plus son travail sur cette affaire, c'est à moi de le faire.

A chaque fois qu'elle reprenait sa respiration, elle me disait d'un ton sec qu'il était tard (oui, vendredi soir, 19H30) et qu'elle avait autre chose à faire, et repartait de plus belle dans sa dyatribe.

J'en suis restée bouche bée. Je me suis battue pour gagner avec elle et pas un autre, et contre l'avis de mon managers, cette affaire à plusieurs millions et je deviens le bouc émissaire de tous ses problèmes.

Le fond du problème : le manque de reconnaissance qui ne doit pas dater d'hier.
Peut-être aussi une bonne dose de jalousie.
J'ai tenté d'être factuelle, de repositionner ce qui pouvait l'être : on ne refera pas les process de nos deux sociétés, non, le client ne l'ignore pas, juste qu'il connaît son chef depuis vingt ans, que si le contenu de son poste ne lui convient pas, elle doit en parler à son manager, pas à moi, etc.

Elle a finalement envoyé le soir même un mail demandant que je fasse son boulot. Réaction interrogative de mes managers: "peux tu préciser"?

Je suis sortie de là lessivée.

A neuf heures (toujours vendredi soir), chez des amis, coup de fil. C'est son chef.
Ils sont fous.
Et moi, je vais arrêter d'écouter, tout simplement.
J'avais prévu un déjeuner car je voyais qu'elle n'allait pas bien, mais vu les cironstances, elle trouvera quelqu'un d'autre.
Parce que je crois que l'écoute, c'est pas un truc illimité, et que j'aimerais qu'il m'en reste un peu pour les gens que j'aime.


Par lechalote - Publié dans : Martine au travail
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Mardi 27 octobre 2009
Mon beau frère (le petit génie de l'informatique qui dit trois mots par an et qui est la fierté de sa moman et de son popa, à tel point qu'ils n'ont parlé que de lui la première fois qu'ils ont rencontré mes parents, à l'hôpital, pour la naissance de Nine), a fait trois enfants à une hongroise égoïste caractérielle et envieuse, qui refusait de travailler (mais qui a tenté d'embrasser son frère, mon mari à moi un jour dans la cuisine), d'apprendre le français, d'être aimable, de faire à manger, de débarrasser la table, de faire les courses et le ménage, de nettoyer les fesses de ses gamins et de passer son permis de conduire (liste absolument non exhaustive).
Que croyez-vous qu'il arrivât?
La hongroise est rentrée en Hongrie avec enfants et accessoirement avec mari, et a demandé le divorce.
Selon toute probabilité, nous ne sommes pas près de revoir les enfants en France, ledit beau frère ne semblant pas s'arracher vraiment pour en avoir la garde (pas sûre d'ailleurs que ce serait une bonne idée), ni pour organiser de gentilles visites. D'ailleurs, le billet d'avion a beau être à 78,33 € A/R, il s'obstine à faire deux jours de voiture pour venir.

Oui, c'est dur pour des grands parents.
Mais c'était prévisible.

Alors, voilà, j'ai eu droit aux yeux larmouillants de belle maman pour nous dire le regret des Noëls en famille, et du fait qu'on passe "en coup de vent".
Je traduis : il faudrait qu'on compense l'absence du fils prodigue en venant passer la semaine là bas.
(A noter : La dernière fois que j'ai eu les yeux larmouillés de belle maman, je m'en souviens très bien, j'allaitais sur le parking de Casto à 20 heures un mardi soir, et nous venions de lui dire que pour le déménagement, Nine allait rester deux jours de plus chez mes parents finalement. C'est aussi la première fois que j'ai vu mon mari pleurer.)

Donc, pour Noël, je comprends bien mais :
1 / on bosse et on a pas des vacances illimitées et accessoirement,
2 / je suis un peu fille unique, et mes parents n'ont pas non plus d'autre enfant que moi pour compenser mon absence à Noël.

Alors, on fait quoi?

On fait dormir tout le monde sur le clic clac avec housse en plastiqe le 25 décembre?

Je déteste les fêtes de fin d'année, décidément.


Par lechalote - Publié dans : famille, famille...
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Dimanche 25 octobre 2009
Dans "vipère au poing" : "J'ai vomi mon enfance"

Je me suis dit qu'il vaut mieux finalement ça que de passer sa vie à tenter de la digérer. Avoir l'estomac fragile, c'est parfois salutaire. Comme pour la clope. Ca permet de pas pouvoir s'habituer.

Accessoirement, Catherine Frot en Folcoche, c'est dur pour moi qui adore la gaité de cette actrice. Mais bon, on s'en fout.
Par lechalote - Publié dans : Paroles et Musique
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Dimanche 25 octobre 2009
Bien sûr, mon meilleur ennemi c'est moi.
Se fermer, se bloquer, ne pas parler de ce qui me perturbe vraiment, passer des heures à se détester
Comme c'est fatigant.
Je ne trouve de repos nulle part ni auprès de personne ces temps ci.
A cheval peut-être, concentrée sur le "bien faire", être présente, à l'écoute, avoir des gestes précis pour ne pas se retrouver par terre avec un canasson qui joue tout seul, faute d'avoir une cavalière sur le dos.
Mais pour le reste...Fuir est la seule chose qui me vienne en tête.
A quand la sérénité retrouvée?
Se faire aider?
Je n'ai pas envie de parler, j'ai envie de vivre.
Mais est-ce que je peux le faire sans avoir mis de mots sur ce qui ne tourne pas rond?
Par lechalote - Publié dans : On s'en fout mais ça me fait du bien
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Samedi 24 octobre 2009

Ayé, ce coup ci, on va pas y couper, c'est le cas de le dire. Alors :

A vos marques!

Prêts?

Pompez!

Par lechalote - Publié dans : Martine au travail
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Dimanche 18 octobre 2009
Trois jours à Barcelone,  un et demi à faire des sourires (j'ai pas perdu mon temps ceci dit, semblerait que ce sourire là ait beaucoup plu à mon big boss) et un et demi à se délecter de jus d'oranges frais et de tapas avec mon mari.
Du soleil, la plage, des ruelles pleines de charmes, des avenues pleines de grands magasins et d'inconnus souriants, une sagrada à tomber par terre, des bâtiments étonnants et colorés, pas de plan de visite élaboré, pas de course à "on a trois heures, faut absolument qu'on fasse ça", rien que nous deux et des goûts partagés.
Au retour, mes parents qui ont gardé les enfants avaient tout préparé, papa a réparé tout ce qui devait l'être, maman a rangé tout ce qui traînait, les filles étaient heureuses, on a sorti les cadeaux et on s'est fait des tonnes de bisous.
Si on excepte la crise qui a au lieu chez mon client les 233 mails auxquels j'ai dû répondre samedi, et Timari qui vomit dès qu'il n'est plus chez lui, je dirais que c'était parfait.
ET binz, ça l'était.
Par lechalote - Publié dans : Ah la Vache
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Dimanche 11 octobre 2009

Depuis qui Timari ne bosse plus, il n'est pas que ronchon, force est de le reconnaître (oui, bon mea culpa, mea culpa), il ramène aussi les mamans des nouvelles copines de Nine à la maison (...) .
Hier soir, un immense coup de frais a balayé notre appartement, tout droit venu d'Argentine, volubile comme tout, avec un sac violet à l'épaule duquel elle a sorti des petits cadeaux, et un pull bleu, qui chante, joue du piano et monte à cheval.
J'ai bien pris mon manque d'énergie dans la tête mais bon sang ça fait du bien!

Par lechalote - Publié dans : Ah la Vache
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Citation

Successivement deuxième classe? C'est bien ce que je pensais : "Inapte à l'obéissance et aucun goût pour le commandement".
(Daniel Pennac, Chagrin d'école)

Présentation

Si on résume...

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