Lundi 29 juin 2009
Voilà : J'ai 36 ans et je suis l'arrière arrière arière petite fille d'un évêque.

Vous avez rien voulu dire pendant des années?

C'est sur la place publique! GNAP!

Et regarde mamie : il s'est rien passé!

Sauf que j'avais envisagé d'être fille de rom, mais d'évêque, pas vraiment.
Groumpf.
Je comprends mieux pourquoi je les déteste maintenant.

Bon, y'a deux trois autres trucs, mais pour le coup, on se passera de public.
Par lechalote - Publié dans : psycho trucs
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Dimanche 28 juin 2009
Voilà, rien à écrire pendant quize jours, et tout à coup, j'inonde ce blog...

Magique journée...l'idée d'affronter demain et sa cohorte de chefaillons énervés me paralyse.

J'ai retrouvé mon keum comme dit ma canadienne. Binz, ça faisait un bail. .Va comprendre quelque chose au désir, toi et à la souffrance qui va avec quand il n'est pas au RV et que ta cervelle te hurle "mais tu fous quoi, pôv tache!" et que ton corps fait"men fous, j'técoute pas".

Et est-ce que ça pourrait avoir quelque chose à voir avec ce que maman m'a dit hier de mon arrière grand mère?! Ca paraît gros, et pourtant....

J'ai envie que ça dure, lui, mes mômes, le soleil, le bonheur, ici, tout de suite, tous les quatre, et pas avec des si.
Par lechalote - Publié dans : l'homme de ma vie
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Dimanche 28 juin 2009
Je trouvais génial que Nine fasse de la danse? Je retire ce que j'ai dit.

Pourquoi?

Pour avoir dû me taper quatre loooongues heures d'un spectacle bêtifiant présenté essentiellement par une dizaine d'adolescentes grassouillettes et approximatives sur fond sonore de gelée pop, aussi dynamiques que des poulpes échoués sur une plage, et auxquels de tout petits servent de faire valoir, dont ma fille.
Quatre heures, tu te rens compte?

Sans compter qu'elle avait répéte trois fois quatre heure cette semaine, dont hier jusqu'à 11 heures.

Après avoir poireauté 8 heures dans des aéroports ces deux derniers jours, j'ai bien cru que j'allais assassiner la prof.

On est rentrés à minuit et quart, et j'ai vu ma fille danser trois minutes, et encore, pendant une minute, elle était cachée par un grand machin à bourrelets naissants.

Je suis ulcérée.
Que la prof se fasse plaisir avec son "grand spectacle de fin d'année", remplissant la salle de tous les parents des petits (et c'est rien de dire qu'on était nombreux) avec des places hors de prix et leur impose quatre heures durant cette niaiserie dégoulinante, sans se demander si les gamins sont en fin d'année, si nous aussi, tout ça pour nourrir son petit égo et celui de trois mères au foyer qui ont participé à la fabrication des costumes, et qui auront, elles l'immense plaisir de voir leur boutonneuse progéniture sauter lourdement sur la scène pendant d'interminables minutes en costumes moulants et brillants, avec des poses faussement alanguies et la sensualité d'une Navratilova dans un short à paillettes, je trouve que c'est...

C'est débile surtout. Autant les tout petits, même son ton gamin n'est pas dedans, sont jute absolument adorables, autant j'ai rien contre des ados qui dansent, mais dans ce cas, deux chorés maîtrisées, pas douze qui ressemblent au bal des éléphants de Fantasia.

L'année prochaine, elle fera du foot ma fille.

Là, elle aura appris la patience, c'est bien, la prochaine fois, elle participera, c'est mieux.

Mais punaise, qu'elle est belle ma fille, avec son chignon, et son petit maquillage, en costume de chat.
Rayonnante elle était en sortant.

Bon, bref, faut que j'en parle avec elle pour voir ce qu'elle veut faire l'année prochaine.
Par lechalote - Publié dans : les princesses, microbes et monstres craquants
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Samedi 27 juin 2009
On avait notre raout à Monaxxcxx. Deux mois que je me prépare, j'ai acheté des chaussures de star pour faire la belle, j'avais envie de paillettes et de fête.

J'avais décalé mon vol pour cause de soutenance matinale. Vol retardé, pas de PC pour avancer dans mon boulot, suis arrivée pile pour le discours du grand chef à plumes, nageant dans mon jus les bras bien serrés le long du corps.
Bizarre cet endroit. Les immeubles qui poussent partout le font  ressembler aux collines de Saint Cloud. La mer en plus, et les bagnoles de luxe aussi. Un affreux gros gâteau indigeste.

Je file dans ma chambre passer un pantalon noir, et je découvre que comme d'habitude, une bouteille s'est ouverte dans ma valise. Coup de bol : ce coup ci, c'est pas le shampoing, juste le démaquillant.

Dont je ne vais pas avoir besoin, soit dit en passant, puisque j'ai précisément laissé mon maquillage à la maison.
L'idée des talons aiguilles avec le nez luisant me déprime au plus haut point.

Je trouve un haut qui a été épargné, et une veste tout juste humide, et je rejoins les tables, très consciente de l'effet regrettable que peut avoir l'odeur prenante qui se dégage de mes aisselles sur mon business.

Vers les 10 heures, je m'éclipse pour une douche absolument nécessaire au senti du respect minimal qu'on doit à ses clients, et je lorgne l'imeeeeeeeeese piscine dont je ne saurai jamais si c'est vrai, qu'ils ont mis du sable au fond, et que c'est comme à la mer, en plus merveilleux.

On a atteri dans un bar qui sert visiblement au casting de l'île de la tentation et de L'oeil maléfique réunis, les filles ont toutes moins de 20 ans, les hommes tous plus de 50. Les robes sont ultracourtes, et depuis mon siège, je vois défiler devant mes yeux une ribambelle de jambes nues, et, un peu plus haut, des mains poilues posées sur des fessiers recouverts de fushia ou de jaune soleil, et encore plus haut, et nettement devant, des seins dont je pensais que seul l'effet d'une caméra pouvait les faire ressembler à ça.

Bref, on a fini par être tous un peu mal à l'aise, debout sur notre trottoir, et on est rentrés. Du coup, j'ai loupé Vanessxxa Parxxxxis qui prenait un verre au bar avec Rxxomxxin Duxxrxis (excusez les croix, mais j'aime qu'on ne soit que 8 sur ce blog, et je tiens à ce que ça reste comme ça).

Le lendemain, debout 7 heures pour cause de tournage. No grass mat. Mais vue sublime sur la mer depuis ma terrasse.
Arrivée au petit dej, je supplie une collègue qu'elle me prête son mascara, ça vire à l'obsession.

Puis j'ai supplié mon chef pour qu'il me prête son chargeur.

Lequel chargeur recharge très bien le portable de notre grand chef, mais pas le mien, va savoir pourquoi.

J'ai croisé Vanexxssa qui allait au toilettes. C'est quelque chose la grâce, même qui va fait pxxpi comme tout le monde. Je suis resté scotchée comme une gamine. Et j'ai pas voulu me dire qu'on a le même âge, et que l'une est mariée au plus beau mec du monde, s'habille en haute couture et chante et danse et que l'autre, bin, l'autre...si l'autre, elle est heureuse, et plutôt chanceuse aussi. Mais pas aussi mince, c'est sûr. La vache qu'elle est belle.

J'ai trouvé un truc imparable pour tenir un trencinquenaire à distance quand il a oublié qu'il avait une famille à Paris :  lui demander l'âge de sa fille, et lui parler de mes enfants. Le sourire se fige un peu, et il rejoint discrètement un autre groupe. Ayé, la mémoire est revenue.

J'ai dit oui innocemment quand on m'a demandé si je prenais le bus pour l'aéroport. Sans réaliser que les autres avaient un vol à 15 heures, et que le mien était à 17 heures trente.
Sans le retard.
Pour cause d'orage.

Et la jeune fille à côté m'a broyé la main dans les turbulences.

J'ai pris trois douches, rallumé mon portable, et ce matin, je suis toute belle, bien maquillée, très bien habillée.

Et mon mari est drôlement content ;-)
Par lechalote - Publié dans : Martine au travail
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Mercredi 24 juin 2009
J'en avais tellement envie de ma bière en terrasse...
Alors je t'ai appelé, même après un an sans nouvelle, et tu as dit OK, comme toujours.
Sauf que voilà, même l'amitié n'y est plus.
Et puis, j'ai eu froid sur cette terrasse.
C'est pas grave, mais je pensais que toi, ça serait bien pour les bières le soir, et puis non. Il y a un mur entre nous, qui est arrivé, je ne sais pas comment, mais qui m'a l'air bien solide.
La complicité aussi, ça s'entretient, faut avoir deux ou trois choses en commun j'imagine, et à bien y regarder, tu avais raison, on a comme un problème de génération.
En fait, ça va au delà de la gêne, je suis désolée, ça ressemble à du mépris, mais c'est à mettre en regard de ce qu'on a vécu. Mépris pour tes incertitudes qui te font stagner, tes rêves d'adolescent, l'énergie que tu mets à ne pas changer ce que tu pourrais, à transformer les situations à ton avantage, et à vivre des regrets de n'avoir pas eu ta grande révolution. Depuis le temps, tu devrais savoir quand même que les changements sont dans tes mains, pas dans celle des autres. Et c'est faute d'avoir rencontré des gens qui te tendent la main. Moi la première. Dix ans que je te connais, dix ans que tu tournes autour des mêmes rêves, des mêmes frustrations. Et le jour où tu touches du doigt le déclic qui te permettrait d'avoir ce que tu veux, tu l'évites pour mieux repartir dans ce que tu connais et qui ne te satisfais pas.
En fait, non, je n'ai plus envie d'entendre tes histoires, elles me fatiguent, elles m'ennuient, et plus grave pour une bière en terrasse, elles me rendent un peu triste.
Tu ressembles à un bouquin de Houellebecq, et dans ma bouche, ce n'est pas un compliment.
Quand je suis avec toi, j'ai l'impression d'être dans un tableau de Hoper, là où aucun personnage ne regarde l'autre.
Et oui, on dirait bien que je suis plus dure à 35 ans qu'à 25, moins indulgente, c'est certain...
Pourquoi c'est si compliqué à trouver, celui ou celle que je peux rejoindre après le boulot pour un pot au soleil?
Par lechalote - Publié dans : Nos amis les hommes
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Samedi 20 juin 2009

En vrac :

Me suis plongée dans le cou de Nine, dans ses yeux bleus qui ont attrapé des rayons de soleil, sa peau dorée. Elle est belle, vraiment, une beauté pleine de santé, de vigueur, elle danse, elle court, elle chante, elle est calme, elle rit, elle comprend tout, elle boude parfois, elle pleure de moins en moins souvent, elle est tout à la fois une très petite fille de six ans et un sacré bout de femme.

Minidoux est en transition encore, parfois c'est plus difficile comme en ce moment. Hyper charmeuse, adorable, speed, colérique, tyrannique souvent. Ca va passer, mais c'est un peu dur, ça me donne envie de fuir quand je suis trop fatiguée.

A cinq heures cet après-midi, je me suis écroulée en lisant le petit chaperon rouge. Timari a fermé les portes, j'ai émergé à 7H30.

La veille, me suis endormie à 2 heures. J'avais oublié un truc pour le boulot, à minuit, impossible de me rendormir, alors, j'ai fini, et envoyé le mail ce matin.

Cette semaine justement, vendredi  à marquer d'une pierre...je ne sais pas de quelle couleur, mais à marquer.
Trois "excuses" (on peut dire que c'était ça) , coup sur coup, de mes trois managers.
Ca n'était jamais arrivé. Bin, merci, special thanks à mon chef (qui a subi stoïquement ma crise de larmes et de rage et mes confuses explications sur le karma, entendez l'abnégation que je dois acquérir dans cette vie là pour ne pas exploser chroniquement face aux réflexions gratuites et machistes d'un péquin moyen pourvu d'un microscopique pouvoir qu'il se plaît à éxercer en complète plouctocratie sur fond de closing douloureux, ahmondieu, comment tu veux évoluer après aussi...). Merci aussi à la petite miss qui est allée dire sa façon de penser.

Il va quand même falloir que j'arrive à me débrouiller toute seule maintenant pour ces trucs là (la "visibilté" et par là même, la reconaissance), je suis une grande fille maintenant.
Reste à voir si ça m'intéresse dans le fond.Ou est-ce de l'orgueil, tout simplement? Bref, ça m'a drôlement touchée, faut croire que les choses changent quand même un tout petit peu, parfois...

Et puis, toujours ces personnes qu'on croise, et qu'on est heureux de voir, tiens, j'ai un bouquin à prêter.
J'ai envie de reprendre des contacts, avec ceux que j'ai laissé en cours de route, moi aussi, je manque à certaines amitiés parfois, reprendre mon souffle, reprendre goût à ma vie, refaire du sport...

Lecture du moment : Anne Ancelin Schützenberg, psychothérapeute qui a notamment écrit "Aïe, mes ayeux", et une phrase que je porte en moi depuis mes quinze ans : "Il me semble que la seule liberté qu'on ait, c'est de répéter inconsciemment ou de choisir consciemment de répéter ou de se distancier de ce qui a été fait et non fait par nos ancêtres...Si on ne compend pas son histoire, et dans quoi elle s'inscrit, on n'est pas libre".

J'aurai probabement échoué à faire comprendre cette nécessité pour moi d'acquérir cette liberté, pour en faire profiter mes enfants, leurs enfants, et touts les générations qui vont suivre. Le Tabula Rasa utopique sera passé par là. Ce qui n'est pas dit n'existe pas. Croire que seul, on va remettre les compteurs à zéro, si j'en comprends la nécessité pour avancer, est une croyance et une ignorance dangereuses pour soi, et pour les autres.


Par lechalote - Publié dans : On s'en fout mais ça me fait du bien
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Jeudi 18 juin 2009
Je regarde le site d'un cabinet qui vient de me contacter, et je tombe sur...Ingénieur commercial en Corse
....
Aaaaaarghhhhhh
...
Ajaccio...
...
Bastia...
...
Bastia....

Ajaccio....
Par lechalote - Publié dans : Martine au travail
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Dimanche 14 juin 2009

Hier, on a oublié la fête de l'école.Entre les répétitions de danse, la fête du centre aéré et le concert de piano, la fête de l'école est passée à l'as.
Oubli ou acte manqué?
L'idée finalement d'avoir échappé aux sourires obligés à Voisine et sa copine qui tient le stand m'a été plutôt délicieuse, d'autant que j'étais dans une après-midi introspective et calme.
Par contre, on a retrouvé à 16 heures l'invitation dans le cartable de Nine à l'anniversaire de Pestouille.
Elle ne nous en avait pas parlé.
Oubli ou acte manqué?
Je l'ai sermonnée sur le thème de "tu es assez grande maintenant pour nous dire si tu as des invitations, et nous les donner". Mais je peux comprendre que vu les relations catastrophiques qu'on entretient avec les voisins, elle ait pu ne pas oser nous en parler. Je m'en veux d'ailleurs d'être toujours aussi à cran sur le sujet.
Après discussion il s'est avéré qu'elle voulait y aller.

J'ai dû sortir brutalement de ma douce introspection et faire l'A/R en urgence à la FNAC après qu'on se soit assuré qu'elle pouvait y aller et s'être excusé d'avoir trouvé l'invitation si tard, et Timari lui s'est chargé des sourires en emmenant Nine à sa fête.

Enfin presque, car alors que je savourais béatement avec Minidoux, qui courait joyeusement dans sa robe bleue flottant dans la brise en poussant des petits cris d'extase, la quiétude du parc déserté par les parents rentrés donner le bain et préparer la purée de carottes bio, profitant pleinement de la douce tiédeur de cette magnifique fin de  journée d'été, en humant l'ennivrant parfum des roses éclatantes (et après avoir ramassé 15 bouteilles de soda vides et d'innombrables papiers gluants probablement abandonnés là par les mêmes jeunes crétins qui passent en pétaradant sous mes fenêtres à longueur de soirée, que je menace mentalement des pires turpitudes du fond de mon lit douillet : appel aux flics pour tapage nocturne, jets de vis pointues sur la chaussée, filet au milieu de la route, fusil à pompe, batte de base ball et j'en passe )...




... ils ont tous débarqué :-(




Damned, sourires crispés donc.


Toutes ses copines étaient là. Les anciennes, et plus "amusant", la nouvelle, celle qui n'est pas dans la classe de Pestouille.
Drôle de coïncidence. Enfin, j'dis ça...
Bref, on s'en fout. Mais c'est mon blog, ça me fait du bien d'écrire ce qui me saoule.
Quand Timari aura retrouvé du taff, passé la période d'essai et que l'immobilier aura repris du poil de la bête, on se tire d'ici.
Pour un jardin et des rosiers à nous, sans possibilité d'être envahi, loin de cette bêtise qui me navre tellement, chaque jour, même un tout petit peu, puisque c'est chaque jour que je l'ai sous le nez.

Par lechalote - Publié dans : On s'en fout mais ça me fait du bien
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Samedi 13 juin 2009

Ne me demande pourquoi ça me prend là; ce besoin d'écrire mon amour des livres. Pas  tous les livres.D'abord et surtout des romans, des polars, des livres humanistes ou des psycho trucs.

Les livres sont ma source depuis toujours. J'ai toujours un livre près de moi, quel que soit l'endroit : dans mon sac, dans le coffre de ma voiture, partout dans la maison, maintenant sur mon IPOD, où j'écoute les contes de Jacques Salomé dans les bouchons, en pensant à ce qui me semble important, et pas aux conneries qui veulent m'envahir. Parfois, je remets back to black que j'écoute en boucle en ce moment.

Les filles doivent déjà en avoir cinquante, de livres.

Et je me souviens, enfant, avoir eu ce besoin urgent d'apprendre à lire, pour ne plus dépendre des adultes ni devoir attendre qu'ils aient du temps pour avoir le bonheur de me plonger dans une histoire, qui contenait  le plus souvent des mots étranges comme brocards, rubbis, taffetas, envoûtements.

Dès que j'ai su lire, les livres ne m'ont plus quittée.

J'aimais particulièrement cette histoire de lutin qui avait deux chapeaux, celui qui pouvait le faire voyager dans le temps, et celui qui pouvait le faire voyager dans l'espace. Ce rêve ne m'a jamais quittée. Nous le faisons tous. J'aimais aussi cette histoire du pêcheur qui est très pauvre  et qui remet à la mer un poisson en échange de la promesse qu'il lui accorde tous ses voeux. La femme du pêcheur le houspille d'abord pour sa naïveté puis se rend compte que la promesse est réelle. Elle exige tant et tant qu'à la fin, elle est plus pauvre qu'elle ne l'était au début du conte.

Quand je retrouve par hasard les images d'un livre que je montre à ma fille, je suis transportée dans un monde que je croyais avoir oublié, j'ai 6, 7 ou 8 ans de nouveau.

Adolescente, j'ai adoré certaines vacances chez ma tante, qui habitait Lausanne. Pendant qu'elle travaillait, je pouvais plonger dans sa bibilothèque, et y choisir le livre avec lequel je  passerai la journée, assise en tailleur sur le parapet, au bord du lac. Je me souviens de "Mes nuits sont plus belles que vos jours". Dans la biliothèque de ma mère, les Carnets d'or, de Doris Lessing m'ont enthousiasmé à la même époque. J'écoutais les disques de Joan Baez de ma mère.

Je ne peux pas les emprunter dans une bibiothèque municipale, j'ai besoin de savoir qu'ils sont là, autour de moi, eux avec lesquels je me construis, s'ils restent dans ma famille, ça me va aussi, je eux le voir quand je veux.
J'ai un ami qui ne peut pas prêter un livre qu'il a lu, comme si un peu de son âme allait se transmettre.

Pourtant, et curieusement, je leur rends bien mal l'amour qu'ils m'inspirent. Je les écorne, les ouvre durement pour rendre la lecture plus confortable, et le plus souvent, j'ai oublié l'histoire deux jours après les avoir finis. Ne me demandez pas d'en citer les auteurs, la plupart du temps je n'en connais aucun, quand j'ai pris ne serait-ce que trente secondes pour en regarder le nom.

D'ailleurs, il m'arrive régulièrement de racheter un livre que j'ai déjà lu.

Je me souviens quand même parfois des auteurs.Si je fais partager ma lecture, alors je dois noter le nom, ou trouver livre pour mon mari quand je sais qu'il aime ce qu'il en a lu avant. Pour les rares que j'aime vraiment, je vais aller chercher tout ce qu'ils ont écrit.

Les lectures sont des rencontres. Moi qui n'ai pourtant aucune affinité avec mon beau père, j'ai découvert dans sa bibliothèque les Carnets de Camus, qui sont restés mon livre de chevet. Des petits bouts de phrases magnifiques, dans lesquelles je peux piocher au hasard :  tout est beau.

Il m'est arrivé de jeter des livres à la poubelle. Rarement, mais c'est arrivé. De terribles erreurs de casting, je ne voulais pas de ces mots là dans ma maison, comme une possible contagion.

Si je suis déçue, je ne poursuis pas la lecture. Comme je l'ai lu récemment, "je m'en voudrais probablement de ce temps perdu quand je serai sur mon lit de mort". Il y a trop de bons livres à lire pour passer du temps sur ceux qui ne vous conviennent pas. Houellebecq et Angot font partie de ceux là. Nombrilistes et déprimés, je n'ai jamais pu en lire plus de dix pages. Et ça me met en rage de les voir portés aux nues par les critiques. Pareil à l'école, je n'ai jamais pu ire les voyages de gulliver, quel ennui mortel, et décortiquer un texte était la pire torture qu'on puisse m'infliger. Avec la sempiternelle question :  "Et vous croyez madame (les profs de français que j'ai eu étaient toujours des femmes), que l'auteur a  vraiment voulu dire ça quand il l'a écrit?". On s'en tape, franchement, qu'est-ce qu'on s'en tape...

Peut-être que je lis comme j'aime. Vite et en diagonale ;-), parfois avec passion, rarement avec indulgence, et pourtant j'accepte volontiers la mièvrerie à certaines heures. Evidemment, je suis fascinée par les passages où les hommes brulent les livres, par la censure qui sévit sur eux. Empêcher de lire, c'est empêcher de vivre.


C'est surtout le seul espace où personne ne me demande de compte.

.
Les livres sont mon espace de liberté totale, ma planche de salut.


Mon rêve serait de pouvoir en écrire un.

Par lechalote - Publié dans : On s'en fout mais ça me fait du bien
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Samedi 13 juin 2009
Dimanche dernier, Ninette a fait son premier concert de piano.
Un petit morceau de 7 ou 8 notes, qu'elle devait jouer deux fois.
Devant une salle comble de parents enthousiastes face aux premiers pas de leur progéniture sur une scène et anxieux de pouvoir afficher le résultat du prix prohibitif de cours, elle est passé la première, elle s'est assise très calme au piano, et elle a joué son petit morceau, toute calme, sans une fausse note, très concentrée, deux fois, sans changer son tempo. Puis elle est retournée jouer illico avec ses copains de la batterie.

Un monsieur derrière moi s'est exclamé : tu te rends compte, et elle n'a que 6 ans!
J'ai bien pensé "bon bon on se calme, Mozart à 6 ans avait écrit sa première sonate tout de même".

N'empêche. Super fière j'étais. Bluffée. Pas traqueuse pour un rond ma gamine, et elle m'a fait du Ninette dans le texte: propre, précis, travaillé, nickel chrome (toutes les qualités qu'elle ne tient pas de moi!).

Punaise, un peu que j'étais fière. Son prof aussi était drôlement content.

Après, on a dû rentrer parce que Minidoux avait faim, et puis, ça va deux minutes d'admirer sa soeur et tout un tas de gens qu'elle ne connaît pas, mais pas trop longtemps quand même.

Elle est top cette école. Les gamins jouent ensemble, ils ont vraiment l'air de s'éclater, elle peut toucher un tas d'instruments, et là, bin, je prie pour que mon mari se sorte de la tête l'idée d'avoir une batterie à la maison pour Minidoux...Parce que lui aussi, il a repris des cours de guitare, et se verrait bien faire un boeuf d'ici quelques années avec ses deux puces.

Programme des prochains we  : répétitions de danse, spectacles de danse, spectacle des écoles...hiha!
Par lechalote - Publié dans : les princesses, microbes et monstres craquants
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Si on résume...

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